Home

{short description of image} Journaux 1994 (Du plus récent au plus vieux)

Articles de journaux

Le Citoyen, le dimanche 4 janvier 1995 (Daniel Chamberland)

Rétro 94

Mai 1994

-Le 5e dan Roger St-Arneault, de Lac Dufault, décroche lors du championnat nord-américain, à Hamilton, la 1re Coupe des Maîtres, considérée comme la coupe Stanley du karaté.

Juillet 1994

- Roger St-Arneault est nommé athlète par excellence à l’occasion du 1er " All Black Belt Tournament ", qui accueille à Fort Erie les meilleurs ceintures noires d’Amérique du Nord de la Fédération japonaise de karaté.

Septembre 1994

-Après avoir tant bien que mal réussi à financer une partie de son voyage avec l’aide de commanditaires trouvés à la dernière minute, Roger St-Arneault participe au championnat mondial de karaté, au Japon. L’athlète de Lac Dufault rentre les mains vides et très amoché, mais également enrichi d’une fort belle expérience.

 

 

Le Citoyen, le dimanche 27 novembre 1994 (Dominic Chamberland)

L’école de St-Arneault s’impose à Hearst

Les neuf membres de l’école de Roger St-Arneault n’ont pas joué les touristes à Hearst, le week-end dernier à l’occasion d’un tournoi de karaté, alors qu’ils ont ramené 12 médailles dans leurs bagages.

(DC.) – Malgré une blessure au dos, Roger St-Arneault a lui-même pris part à la compétition pour enlever l’or en combat et kata. Détenteur d’une ceinture noire 5e dan, le champion canadien version Wado-Kai a remporté ses cinq affrontements pour grimper sur la première marche du podium.

" Le calibre n'était pas tellement élevé dans ma catégorie, a avoué St-Arneault. Si mes adversaires habituels avaient été présents, je ne crois pas que j’aurais pu passer à travers. "

Si Roger St-Arneault a été en mesure de participer au tournoi de Hearst, il doit une fière chandelle au personnel médical du centre hospitalier de Rouyn-Noranda. " Les traitements que j’ai subis m’ont beaucoup aidé. C’est grâce aux gens de l’hôpital si j’ai pris du mieux et je les en remercie ", de raconter l’athlète de 32 ans.

Quatre élèves de St-Arneault ont également enlevé deux médailles à Hearst. Il s’agit de Steve Boucher-Bégin, 10 ans (1er en combat et 3e en kata chez les ceintures blanches-jaunes), Guillaume Caron, 11 ans (2e en kata et 3e en combat chez les ceintures bleues-brunes), Éric Massé, 13 ans (2e en combat et 2e en kata chez les ceintures blanches-jaunes), ainsi que le senior Yoann Leroux (3e en kata et 3e en combat chez les ceintures blanches-jaunes). Suzanne Paquin a quant à elle remporté l’or en combat chez les ceintures blanches-jaunes dans la classe femmes seniors. L’autre médaille de l’école de St-Arneault a été l’affaire de Christian Piché, qui s’est classé 3e en combat chez les ceintures noires 1er dan.

La récolte rouynorandienne aurait peut-être été encore plus imposante si Sylvain Bellemare, un jeune homme de 16 ans, n’avait pas décidé de compétitionner chez les seniors. " Il travaille très fort ce petit bonhomme, de mentionner Roger St-Arneault. Sylvain s’est inscrit chez les adultes pour prendre d’avantage d’expérience. C’est tout à son honneur. "

L’autre élève de St-Arneault sur place, Michel Lemire, un senior, a été disqualifié.

Environ 150 athlètes provenant surtout de North Bay et de Hearst ont pris part à cette compétition.

 

 

Le Rouanda Express, le dimanche 11 septembre 1994 (Michel Ducas)

Roger St-Arneault revient du Japon

Un rouynorandien à Tokyo

(MD.) – À gagner, Georges : " Un voyage toutes dépenses payées (ou presque) à Tokyo au Japon, avec escale de deux semaines à Vancouver. Vous serez logés dans un hôtel de seconde zone, la bouffe est infecte, mais les Japonais sont si accueillants ! Tout ce que vous avez à faire, c’est d’être le meilleur karatéka (style Wado-Kai, il faut le spécifier) au Québec, et de participer à deux compétitions internationales d’envergure, dont le championnat du Monde, en 24 heures ! "

Non, ce n’est pas un quiz télévisé, et Georges Whelan n’a rien fumé d’illégal. C’est tout simplement un bref, très bref résumé de l’odyssée japonaise de Roger St-Arneault, qui est revenu dimanche dernier d’un voyage qui l’a mené de Vancouver au Japon, pour participer aux Championnats Mondiaux de Karaté style Wado-Kai. " Un voyage infernal, dans plusieurs sens du mot!, de commenter St-Arneault, pour qui il s’agissait d’une pre-mière expérience aux Championnats Mondiaux. Habitué à crouler sous les titres, notre karatéka local est revenu les mains vides, mais avec une expérience de plus dans ses bagages.

L’enfer, c’est les autres

Cette phrase, tirée d’une pièce de Jean-Paul Sarte, s’appliquait bien à ce qui attendait Roger St-Arneault à Tokyo. Mais allons-y dans l’ordre : après avoir été admis in extremis aux Championnats et trouvé à l’arraché des commanditaires, Roger St-Arneault s’est envolé pour Vancouver, question de s’entraîner avec l’équipe canadienne pilotée par un ex-double champion mondial, Greg Reid, une machine de karaté de Trinidad et Tobago. Un entraînement intensif et très dur, aux dires du principal intéressé. 9 heures d’entraînement par jour. " Et en plus, mes coéquipiers s’entraînaient avec des sacs de poubelle sur le dos, question de s’habituer à la chaleur et à l’humidité ", de dire le Rouynorandien. " Moi, je ne l’ai pas fait, et finalement, ils n’en ont pas eu besoin, l’amphithéâtre où nous étions était climatisé. "

Première déception

St-Arneault a connu une première déception à son arrivée à Vancouver : il ne ferait pas de katas (chorégraphies de karaté), parce qu’il a été inscrit tardivement et que seulement 2 compétiteurs par équipe avaient le droit d’en présenter. De plus, il a dû modifier plusieurs de ses habitudes pour la compétition, les règlements étant aussi différents, notamment au niveau des projections, un mouvement que Roger ne pratique ni n’enseigne à ses élèves. Donc, plusieurs appréhensions pour notre karatéka local.

La compétition maintenant. Roger St-Arneault et ses coéquipiers devaient participer à deux compétitions : le " National ", où les pays pouvaient envoyer plus d’une équipe (il y avait 45 équipes du Japon), et le lendemain, les Championnats Mondiaux, où les pays étaient représentés par une seule équipe. Les deux championnats se tenaient au Nippon Budokan, de Tokyo, le plus gros amphithéâtre de la ville.

Ce furent des compétitions dures. Très dures même. Plusieurs blessés graves : membres cassés, foulures, visages défigurés. Un membre de l’équipe canadienne a même eu le nez complètement arraché par un coup de pied. À l’hôpital, on a simplement arraché l’os, qu’on a gelé et ramené au Canada ! Ayoye ! Par ailleurs, le 5e dan s’est dit impressionné par la mentalité des combattants japonais. " Ils sont incroyables ! Ils ont quelques chose qu’on a pas en Occident. Je suppose que ça quelque chose à voir avec l’honneur. De vrais guerriers ! J’en ai vu deux se battre alors qu’ils avaient un membre cassé. L’un d’entre eux a même gagné son combat ! de dire un St-Arneault encore éberlué par ce qu’il a vu.

Au National, le premier adversaire de St-Arneault était japonais. " Mon combat le plus dur ", admet-il. " Le japonais était un excellent technicien. J’ai l’habitude de contrôler assez bien mes adversaires, mais celui-là m’a donné du fil à retordre. " Victoire tout de même du rouynorandien par un demi-point. Son second adversaire, de Chypre, a donné du fil à retordre… aux juges. St-Arneault croyait bien avoir disposé assez aisément de son adversaire, si bien qu’il avait quitter l’arène. Mais les juges ont cédé aux protestations du chypriote, qui clamait que le score était égal. Roger St-Arneault lui a finalement " fermé le clapet ", comme on dit chez-nous, en le défaisant une seconde fois.

Un manque de fair-play

St-Arneault n’en revenait pas du manque de fair-play de certains adversaires. Son adversaire de troisième ronde, un Russe, lui a assené un coup de pied dans le dos, ce qui est interdit. Il a eu pourtant un demi-point pour cette action. En revanche, St-Arneault s’est plié aux nouvelles règles (pour lui, s’entend), et a réussi plusieurs belles projections… qui ne lui pas été créditées ! Il a donc perdu par un demi-point. " Mais je sais qu’il ne m’a pas battu ", soutient-il.

Finalement … les Mondiaux

C’est un Roger St-Arneault amoché qui s’est donc présenté au Championnat Mondial le lendemain:  lèvre fendue, orteils et tempe enflés, il a heureusement survécu au tournoi de la veille. Ce ne fut pas le cas de ses premiers adversaires cependant, puisque le rouynorandien a vu ces derniers déclarer forfait. Roger St-Arneault rencontrait donc un Français en 3e ronde, et ce dernier n’avait pas participé au National. Il était donc frais et dispo. " C’était plus un " showman " qu’un karatéka ", analyse St-Arneault. " Il me frappait, puis se retirait en criant, le poing en l’air, pour influencer les juges. Dans une bataille de rue, il n’aurait pas duré 30 secondes. " Conclusion : le Français a donné un assez bon show, assez pour l’emporter par un demi-point (Waza-Ari).

Les prochains Mondiaux de Wado-Kai seront présentés dans deux ans, et Roger St-Arneault a bien l’intention d’y être. L’athlète de 32 ans retire deux leçon de ces Championnats. " Je sais maintenant que les juges aiment voir du spectacle, on va leur en donner. L’autre leçon que je retire, c’est que ma préparation n’était pas tout à fait à point, parce que je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’ai dû apporter trop de changements à mon style en trop peu de temps. Je serai prêt la prochaine fois ", affirme celui qui vise rien de moins que le titre dans deux ans. En terminant, Roger St-Arneault tient à remercier son maître, Masaru Shintani, et l’entraîneur de l’équipe canadienne, Greg Reid.

 

 

Le Rouanda Express, le dimanche 11 septembre 1994 (Michel Ducas)

" Le Japon, c’est sale, c’est cher, mais les gens sont extra "

Roger St-Arneault

(MD.) – En plus de l’expérience de compétition qu’il a prise au Japon, Roger St-Arneault a découvert un pays… où il n’aimerait pas vivre ! " J’avais à peine mis le pied au Japon que je voulais m’en retourner ", dit-il. Ce qui l’a le plus frappé : les prix. " Une cantaloup se vend quelque chose comme 12000 yen, ce qui vaut environ 148$ canadiens. J’ai payé deux T-Shirts 38$ pièce, et un bol de soupe m’a coûté 18$ ! Je voulais acheter un kimono à ma petite amie, mais les moins cher sont 2000$ ! "

En frais de séjour, on pouvait difficilement trouver pire. À trois par chambre, à partager avec des cancrelats, ils étaient vraiment dans un hôtel de seconde zone. En revanche, il a découvert au Japon des gens hospitaliers, prêts à tout pour aider les touristes. Roger St-Arneault rapporte des petites anecdotes à ce sujet : " Je suis allé dans une banque pour changer des chèques de voyage, mais on ne les acceptait pas à cette banque là. L’employé est venu me reconduire chez un de ses concurrents qui, lui, acceptait mes chèques de voyage. L’autre anecdote, c’est un japonais, qui, voyant nos blousons de l’équipe canadienne, nous a tout bonnement invité chez lui. Je dois avouer que c’était le seul bon repas que j’ai mangé durant tout mon séjour au Japon ", blaguait-il.

Une seule ombre au tableau : les membres de l’équipe ont visité des écoles de karaté, où leurs hôtes ont tenté de les tourner en ridicule. " Ils nous demandaient de faire des mouvements que même eux n’étaient pas capables d’accomplir ", de dire de l’athlète de Rouyn-Noranda.

 

 

Le Journal de Montréal, le jeudi 8 septembre 1994 (André Rousseau)

ROGER ST-ARNEAULT, de Rouyn-Noranda, n’a pas remporté de médaille, mais il a tout de même gagné deux combats lors du championnat mondial de karaté tenu au JAPON, le mois passé.

 

 

Le Citoyen, le dimanche 7 septembre 1994 (Daniel Chamberland)

L’odyssée japonaise de Roger St-Arneault…

De retour du Japon depuis dimanche soir, Roger St-Arneault n’oubliera pas de sitôt sa participation au championnat du monde Wado-Kai de karaté.

Roger St-Arneault ne croyait pas que ça jouait aussi dur au championnat mondial de karaté.

(DC.)-Ayant pris part à deux tournois à Tokyo, l’athlète de Lac Dufault est rentré les mains vides et passablement amoché, mais aussi enrichi de nouvelles expériences.

Le samedi 27 août, St-Arneault participe au championnat style Wado-Kai. Dans sa catégorie, celle des poids lourds, pas moins de 171 karatékas sont en lice.

Dès son premier combat, le 5e Dan croise le fer avec l’un des meilleurs de l’équipe national du Japon et l’emporte par un demi-point. St-Arneault prend ensuite la mesure d’un gars de Chypre, encore par un demi-point. L’Abitibien subit finalement l’élimination en s’inclinant par… un demi-point (décidément) devant un Russe.

" Un tournoi " full contact " à ce point, je n’avais jamais vu cela. Ça n’avait aucun sens. Un gars pouvait être à terre et se faire frapper quand même ! ", a raconté notre homme, encore tout étonné.

UN FRANÇAIS CRIARD

Le lendemain 28 août, 36 pays sont représentés au championnat du monde style ouvert, soit LE championnat mondial. Les deux pieds en compote, la tempe enflée, un œil au beurre noir et alouette, Roger St-Arneault se présente à ce tournoi plus déterminé que jamais. Ses deux combats, il les gagne par défaut face à un Vénézuélien et un Irlandais, blessé la veille. Faisant ensuite face à un Français, St-Arneault plie l’échine. " Ce gars-là était un vrai " show-off ". Il ne me touchait pas et criait quand même comme un fou. Le pire, c’est que ça influençait les juges, qui lui donnent le point ! Lui, il ne m’a pas vraiment battu ", fait-il observer.

Assistant au reste du tournoi, le karatéka de 32 ans, qui visait rien de moins que le titre, reçoit la confirmation qu’il était de calibre pour aller jusqu’au bout. " Le Japonais que j’avais battu la veille a terminé deuxième au championnat mondial, a-t-il constaté. Notre équipe canadienne était très bien préparée et aussi forte que n’importe quelle autre. Mais nous n’avons pas joué la " game " d’influencer les juges… "

BES BAS À 18 $

Durant son séjour au Pays du Soleil Levant, Roger St-Arneault a eu un choc en se promenant dans les magasins. " Une paire de bas ou un bol de soupe coûte 18$ ! Se changer dans un vestiaire ou boire une liqueur coûte 6$. J’ai payé deux t-shirts bien ordinaires 36$ chacun. Je voulais acheter un kimono à ma blonde mais ça coûtait entre 2000 et 6000$… "

L’Abitibien a tout de même apprécié l’hospitalité des Japonais, mais beaucoup moins leur nourriture. " Si tu es perdu, ils vont te reconduire. Nous avons même passé une journée chez quelqu’un. Quant à la bouffe, c’est vraiment mauvais ! "

 

Le Rouanda Express, le dimanche 4 septembre 1994 (Michel Ducas)

KARATÉ

Roger St-Arneault revient ce soir

(MD.) – Au moment où vous lirez ces lignes, Roger St-Arneault est dans le ciel quelque part, de retour du Championnat Mondiale de karaté Wado-Kai, qui se tenait au Japon. Au moment de mettre sous presse, aucun résultat ne nous était parvenu. Pour tous ceux qui aimeraient l’accueillir à son retour chez nous, il doit arriver vers 19h ce soir (dimanche), à l’aéroport de Rouyn-Noranda.

Roger a toujours été un ambassadeur de première classe pour sa région, et il mérite tout notre encouragement…

 

 

Le Citoyen, le dimanche 10 août 1994

Remerciement

Dans l’entraînement d’un athlète, il y a des facteurs déterminants pour arriver à la réussite, l’encouragement et le soutien morale sont à mon avis les principaux. Je tiens à remercier ma parenté, mes voisins, mes amis et mes collègues de travail, à Suzanne Paquin et ma mère Thérèse St-Arneault qui m’ont appuyé et recherché les commanditaires.

Merci au Ministère des Transports, pour toute l’aide et le support moral qu’ils ont pu m’apporter et tous les commerçant qui ont cru en moi. De plus j’aimerais remercier le fédération du Wado-Kai, qui m’ont aidé financièrement dans l’hébergement et les dépenses.

Je vais faire tout mon possible pour revenir avec le titre. Si je ne réussis pas, je vais donner tout de même mon 100%.

Roger St-Arneault

Ceinture noire 5e dan

 

 

Journal L’Équipe, septembre 1994 (Claude Ouimet)

Championnat mondial de karaté, au Japon

Le 5 août dernier, une quarantaine de collègues ont organisé un dîner en l’honneur de Roger, que l’on aperçoit en compagnie de son amie Suzanne.

Roger St-Arneault, du Centre de services de Rouyn-Noranda, n’espérait rien de moins que de participer au Championnat mondial de karaté, qui s’est tenu au Japon les 27 et 28 août dernier.

En 1973, Roger St-Arneault était bien loin de se douter qu’il participerait un jour au Championnat mondial de karaté. Inspiré par le style de Bruce Lee, devenu célèbre par ses apparitions sur les écrans de cinéma, notre ami, alors âgé de 12 ans, a fait ses débuts en karaté : cinq ans plus tard, il obtenait sa ceinture noire. Roger, qui à l’âge de 17 ans prenait plus en plus d’assurance dans cette discipline, n’a pas tardé à comprendre que les prouesses de son idoles, Bruce Lee, relevaient du sensationnalisme cinématographique. D’ailleurs, le phénomène Bruce Lee a été bien éphémère.

Travailleur acharné, sa forme physique et sa force psychologique lui ont permis de remporter sa première médaille internationale en 1984 ; une première qui l’a conduit à 63 autres victoires sur la scène internationale.

L’entraînement

Il est difficile d’imaginer qu’une personne puisse concilier cinq jours de travail par semaine et quatre heures d’entraînement par jour (10 heures en période de compétition). Tout cela dans le but de conquérir le monde et recevoir les plus grands honneurs dans cette discipline exigeante qu’est le karaté.

Roger parvient à jumeler les deux. " C’est un rythme de vie que l’on doit s’imposer. Quand l’habitude s’installe, ça devient une routine " dit-il.

La compétition

En forme et déterminé à se surpasser, Roger a quitté la capitale du cuivre, le 12 août dernier, pour se rendre en Colombie-Britannique à la rencontre de l’équipe canadienne, qui se préparait à participer au Championnat mondial de karaté, au Japon.

" Le karaté, c’est une drogue pour moi. Plus je gagne des combats, plus je veux en gagner un autre. Dès que l’annonceur me présente, je sens les papillons dans mon estomac et je n’ai qu’une idée en tête : me dépasser. " C’est avec autant de passion qui l’habite que Roger s’exprime, de quoi faire partager ses feelings à tout le monde, même au plus insensibles. On le comprend lorsqu’il dit que le fait de se dépasser soi-même demande plus d’efforts et de persévérance que de dépasser l’adversaire, que cela est beaucoup plus valorisant puisque, comme il explique : " (…) on a l’impression d’avoir vraiment accompli quelque chose ".

En 1979, son objectif était de rejoindre les meilleurs. Les meilleurs, il les a non seulement rejoints, il les a dépassés. Il aspirait à remporté les grands honneurs : cependant, le degré de combativité full contact des compétiteurs l’a amené à l’élimination.

Durant ce séjour au Japon, plusieurs choses l’ont impressionné. Roger dit qu’il pourrait raconter maintes anecdotes. Cependant, deux choses l’ont particulièrement marqué. D’abord, l’esprit d’équipe et la solidarité qui règnent au sein des équipes niponnes lui ont rappelé le tous pour un, un pour tous des trois mousquetaires, personnages célèbres du roman d’Alexandre Dumas du même nom. En effet, même affectés par la fracture d’un bras ou d’une jambe, la dislocation d’une épaule ou par une blessure béante au visage, rien n’arrête les japonais au cours d’un combat; un soigneur s’amène pour panser légèrement et geler le membre atteint, et la compétition continue avec autant d’acharnement. Et Roger de dire, ébahi : " Ce n’est pas croyable ! Les compétiteurs demeurent stoïques et semblent complètement insensibles à la douleurs. Et pourtant ! "

L’autre chose, c’est l’hospitalité et la disponibilité qui caractérisent les japonais. Un jour que Roger voulait changer un chèque de voyage, un commis l’a informé que la politique de sa banque ne lui permettait pas d’acquiescer à sa demande. Il est donc allé le reconduire quelques rue plus loin à une banque qui acceptait ce genre de transaction. Également, alors que Roger demandait le chemin de Tobitakyu, un homme, plutôt que de simplement lui indiquer le chemin, l’a accompagné pendant un trajet d’une demi-heure en train afin de l’y conduire. " Là-bas, les japonais qui soupçonnent que vous avez besoin d’aide s’adressent à vous pour vous offrir assistance; même s’ils ne parlent pas votre langue, ils se débrouillent pour vous venir en aide. C’est remarquable ! "

Même avec l’aide de quelques généreux donateurs, son aventure au pays du soleil levant lui a coûté 6800$. À un mois de la compétition, il est difficile pour un athlète de trouver un commanditaire. C’est à croire qu’il y a toujours un prix à payer lorsque l’on veut se surpasser et aller au bout de soi-même… au bout de son talent.

Roger compte remporter le Championnat mondial avant la fin de sa carrière. Il a actuellement sa propre école de karaté. Son enseignement a déjà porté fruit, car un de ses élèves, Alexandre Lemieux, qui n’est âgé de 17 ans, a remporté le Championnat national tenu à Hearst en 1992. Il projette d’en faire le champion mondial qui le succédera.

Roger exécutant un Yoko-geri. Devant lui, on aperçoit des médailles ainsi que des trophées qu’il a remportés à l’occasion de diverses compétitions.

 

 

Le Journal de Québec, août 1994 (François Ferland)

Le Japon attend Roger Saint-Arneault

LA SARRE (FF.) – L’Abitibi ne cesse produire de nombreux athlètes de pointe. L’un des derniers est le karatéka Roger Saint-Arneault.

À la fin du mois, il vivra une nouvelle et riche expérience en participant aux championnats du monde de karaté, à Tokyo.

Y participer sera déjà une récompense pour le long cheminement qu’il a dû suivre pour en arriver là.

Saint-Arneault, un poids lourd qui mesure 5 pieds 11 po et pèse 196 livres, a commencé à se rompre aux exigences de la rude discipline quand il avait 12 ans.

" J’étais impressionné par les films de Bruce Lee, et c’est ce qui m’a poussé vers le karaté, a dit St-Arneault. Je n’ai pas mis de temps à réaliser, toutefois, que le style de Lee ne cadrait pas avec la réalité. On ne frappe pas tant dans les compétitions sportives. "

Ceinture noire cinquième dan depuis 1991, l’athlète originaire de Rouyn-Noranda a remporté 64 médailles nord-américaines au cours des dix dernières années. Il en coûtera de sa poche pour effectuer le voyage au Japon. " Les dépenses totales seront d’environ 10 000$ et je devrai moi-même débourser quelque 6000 $ ", a-t-il indiqué.

Saint-Arneault, qui est un technicien en travaux publics au ministère des Transports, a obtenu par ailleurs, 2500$ de commerçants locaux ainsi qu’une aide de la Fédération de karaté.

" Je ne sais pas à quoi m’attendre, là-bas, a-t-il enchaîné en terminant, mais mon objectif est de revenir avec un championnat. "

 

 

ROUANDA EXPRESS (Page titre)

ROGER ST-ARNEAULT IRA AU CHAMPIONNAT MONDIAL DE KARATÉ avec la complicité de la Fédération internationale (Détail page 23)

Le Rouanda Express, le dimanche 7 août 1994 (Michel Ducas)

KARATÉ

Roger St-Arneault y va, au Japon !

(MD.) – Après plusieurs semaines d’incertitude, le karatéka Roger St-Arneault, de Rouyn-Noranda, a finalement obtenu son laissez-passer pour les Championnats mondiaux de Karaté, qui se tiendront à la fin août, au Japon. Notre champion a été accepté aux Championnats mondiaux malgré son inscription tardive (il fallait être inscrit au moins 6 mois à l’avance, alors que Roger St-Arneault est arrivée à peine deux mois avant la compétition), grâce à la magnanimité de la Fédération Internationale, qui a fait connaître sa décision le 12 juillet dernier.

Cette place parmi l’élite mondiale, St-Arneault a démontré qu’il la méritait, lors de ses dernières compétitions, surtout lors du " All Black Belt Tournament ", le 2 juillet dernier. D’ailleurs, Roger St-Arneault n’a pas l’intention d’aller au Japon pour faire du tourisme. " Si je vais là-bas, c’est pour rien de moins que le titre mondial ", assure-t-il. " D’ailleurs, je ne suis pas le seul à y croire, ceux qui m’ont permis de me rendre aux mondiaux ont posé ce geste parce qu’ils croyaient à mes chances. "

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. En effet, avant d’affronter son premier adversaire au Japon, Roger St-Arneault devra faire face à tout un colosse : l’argent. " Tout est très cher au Japon ", nous dit Roger St-Arneault. " Un hamburger vaut quelque chose comme 70$ canadiens, et une chambre dans un hôtel modeste vaut, au bas mot, 250$ la nuit. Au total, ce voyage devrait me coûter environ 10 000$. C’est beaucoup, beaucoup d'argent ", de dire le 5e Dan.

Roger St-Arneault peut cependant compter sur des appuis solides, dont celui de la Fédération Internationale. " Je dois dire qu’ils m’ont fait une fleur ", avoue Roger St-Arneault. En plus d’assumer certains de mes frais au Japon, ils m’ont préparé une lettre de référence qui, j’espère, m’aidera à trouver des commanditaires. " Pour le moment, les commanditaires locaux se font tirer l’oreille, Roger n’a amassé que…579$ !

Une semaine et demie en Colombie-Britannique

Avant de se rendre au Japon, Roger St-Arneault fera escale le 12 août en Colombie-Britannique, pour un camp d’entraînement avec l’équipe nationale du Canada. Un camp d’une semaine et demie, qui l’amènera à deux tournois au Japon. " Je ne sais pas trop ce qui se passe, mais je suis inscrit dans deux tournois ", de dire St-Arneault. " Je suis inscrit aux Mondiaux, mais on m’a aussi inscrit dans un autre tournoi de grande envergure, aussi gros que les Championnats mondiaux, à ce qu’on m’a dit. " St-Arneault, dont le retour en sol canadien est prévu pour le 5 septembre prochain, n’aura pas le temps de chômer.

S’il peut partir, évidemment…

Roger St-Arneault ne cesse d’amasser prix et trophées. On lui souhaite d’en ramener des Championnats mondiaux.

 

 

Le Citoyen, le dimanche 31 juillet 1994 (Daniel Chamberland)

Roger St-Arneault prendra part au championnat mondial

Roger St-Arneault, un résident de Lac Dufault, pourra participer au championnat mondial de karaté, lequel aura lieu au Japon à la fin du mois d’août.

(DC.)- St-Arneault a été choisi par la Fédération de karaté Wado-Kai de l’Amérique du Nord pour représenter le Canada au championnat mondial en compagnie de neuf autres karatékas.

Depuis plusieurs années, et encore plus en 1994, ce détenteur d’une ceinture noire 5e dan rafle tout sur son passage. Il a notamment remporté la Coupe des Maîtres lors du championnat nord-américain en mai et le titre d’athlète par excellence à l’occasion du " All Black Belt Tournament " au début du mois, deux des plus prestigieuses compétitions présentées sur le continent.

Il n’y a pas si longtemps, la participation de Roger St-Arneault au championnat du monde était compromise pour des raisons financières. Mais jeudi soir dernier, il a appris que la Fédération lui avait déniché, au Pays du Soleil levant, un endroit où il serait logé à 40$ la nuit. " Il s’agit d’une très bonne nouvelle car habituellement une chambre coûte 200$ la nuit au Japon, fait-il remarquer. Au lieu d’avoir besoin de 10 000$, je dois amasser une somme de 5 000$. C’est moins lourd un peu ! "

À LA RECHERCHE DE COMMANDITAIRES

Pour le transport aérien, dont le coût s’élève à 2 500$, la compagnie Inter-Canadien avait indiqué à St-Arneault, il y a plus de deux semaines, qu’elle lui offrait gratuitement des billets d’avion. Toutefois, la compagnie a changé son fusil d’épaule depuis.

St-Arneault a donc entrepris de dénicher des commanditaires locaux. En date du 22 juillet, il avait amassé 579$, dont 200$ provient de Mirado. Pour aller au Japon, notre homme devra fort probablement emprunter et il se dit prêt à le faire.

" Comme je n’ai su que le 22 juillet que j’étais sélectionné pour aller au championnat mondial, ça ne me donne pas beaucoup de temps pour me virer de bord. Je vais prendre toutes les commandites qu’on veut bien m’offrir, même celles à 25 cennes ! Je tien aussi à remercier tous ceux qui croient en moi ", mentionne-t-il.

Par ailleurs, l’athlète de 32 ans a été chatouillé par la réponse de certaines compagnies. " On m’a dit de faire mes preuves et de retourner les voir ensuite. Mes preuves, pourtant, je les ai faites. J’ai remporté plusieurs victoires majeures cette saison et lorsque je suis allé en Europe au milieu des années 80, j’ai battu des champions du monde ", rappelle-t-il.

Idéalement, il faudrait que St-Arneault, se rende en Colombie-Britannique vers le 9 août afin de continuer son perfectionnement en compagnie de Greg Reid, un bonhomme qui a l’expérience du championnat mondial. " Et il faudrait que je sois au Japon le 22 août, question de m’ajuster au décalage horaire et d’être prêt pour le tournoi, qui se tiendra les 27 et 28 août ", raconte-t-il.

 

 

Il vise le titre au Japon !

À n’en pas douter, Roger St-Arneault ne veut pas aller au Japon pour faire du tourisme. Ce qu’il vise au championnat du monde, c’est la victoire, rien de moins.

Dans ma tête, je suis premier et je vais l’être !, lance-t-il. J’ai l’esprit tellement positif. Et quand tu es dans de telles dispositions, tu es dur à battre ", affirme-t-il sur un ton assez convaincant merci.

St-Arneault se dit également en très grande forme physique. " Mes katas et mes techniques de combat sont ce qu’il y a de plus au point. Je ne vise pas la 2e place là-bas. Quand tu fais quelque chose, il faut que tu te donnes à cent pourcent, sinon tu n’es pas capable de te regarder dans un miroir ", raconte-t-il.

Confiant en ses moyens, Roger St-Arneault a conclu en ces termes. " Si une compagnie veut placer un trente sous sûr, elle n’a qu’à me contacter. "

Vainqueur d’environ 70 trophées et médailles durant sa carrière, Roger St-Arneault s’envolera pour le japon afin de réaliser le rêve de sa vie : participer au championnat du monde de karaté.

 

 

Le Journal de Montréal, le mercredi 25 juillet 1994 (André Rousseau)

ROGER ST-ARNEAULT, de Rouyn-Noranda, va participer au championnat mondial de karaté à TOKYO, les 27 et 28 août. Âgé de 32 ans, Roger n’a jamais eu aussi confiance en ses moyens. Son voyage lui coûtera quelque chose comme 10 000$. Si vous voulez l’aider financièrement, son numéro de téléphone est le (819) 764-3398.

 

 

Le Journal de Montréal, 8 août 1994 (François Ferland)

Au carrefour de la gloire

LA SARRE (FF.) – L’Abitibi ne cesse produire de nombreux athlètes de pointe. L’un des derniers est le karatéka Roger Saint-Arneault.

À la fin du mois, il vivra une nouvelle et riche expérience en participant aux championnats du monde de karaté, à Tokyo.

Y participer sera déjà une récompense pour le long cheminement qu’il a dû suivre pour en arriver là.

Saint-Arneault, un poids lourd qui mesure 5 pieds 11 po et pèse 196 livres, a commencé à se rompre aux exigences de la rude discipline quand il avait 12 ans.

" J’étais impressionné par les films de Bruce Lee, et c’est ce qui m’a poussé vers le karaté, a dit St-Arneault. Je n’ai pas mis de temps à réaliser, toutefois, que le style de Lee ne cadrait pas avec la réalité. On ne frappe pas tant dans les compétitions sportives. "

Ceinture noire cinquième dan depuis 1991, l’athlète originaire de Rouyn-Noranda a remporté 64 médailles nord-américaines au cours des dix dernières années. Il en coûtera de sa poche pour effectuer le voyage au Japon. " Les dépenses totales seront d’environ 10 000$ et je devrai moi-même débourser quelque 6000 $ ", a-t-il indiqué.

Saint-Arneault, qui est un technicien en travaux publics au ministère des Transports, a obtenu par ailleurs, 2500$ de commerçants locaux ainsi qu’une aide de la Fédération de karaté.

" Je ne sais pas à quoi m’attendre, là-bas, a-t-il enchaîné en terminant, mais mon objectif est de revenir avec un championnat. "

 

 

Shintani Wado-Kai Karate Federation

July 14, 1994

The Shintani Wado-Kai Karate Federation of North America has chosen Roger St-Arneault, Godan, to represent Wado-Kai Canada at the World Karate Championships in Japan.

Roger lives in Lac Dufault, Quebec and as competed in local, provincial and national competition. His standings in both kata and kumite competition are exceptional. Mr. Masaru Shintani has recommended Roger for his physical and outstanding performance.

Due to flight and accomodation expenses, that cannot be full filled, Roger is asking for financial assistance. If you chose to give to him financial aid, you will be supporting an athlete who will represent Wado-Kai Canada to his best.

Thank you !

Denis Labbe

Secretary General

Shintani Wado-Kai Karate Federation of North America

 

La Frontière, le mercredi 13 juillet 1994 (Dominic Chamberland)

Roger St-Arneault consacré à Fort Erie

Décidément, les honneurs ne cessent de pleuvoir sur Roger St-Arneault, ce karatékas élite de Rouyn-Noranda.

(DC.)- Il y a une dizaine de jours à Fort Erie en Ontario, St-Arneault a mis la main sur la coupe décernée à l’athlète par excellence de la 1re édition du " All Black Belt Tournament ", un événement qui accueillait les meilleurs ceintures noires de la Fédération japonaise de karaté (Wado-Kai) provenant du Canada et des États-Unis.

" Les meilleurs athlètes étaient tous présents. Il n’en manquait pas un seul. C’est réellement LE tournoi. L’atmosphère était incroyable ", a raconté un St-Arneault encore excité plus vingt-quatre heures après la fin de la compétition.

Outre la coupe de l’athlète par excellence, le 5e dan de 32 ans a ajouté trois autres trophées à son imposante collection (il doit commencer à manquer de place chez lui pour mettre toute sa quincaillerie !).

Comme c’est presque toujours le cas, St-Arneault a triomphé en kata. En combat individuel, il a pris le troisième rang même s’il n’a subi qu’une seule défaite en quelque 20 duels. Et en compagnie d’une Américaine, d’un Torontois et un athlète d’Ottawa, il a terminé troisième dans l’équipe de combat par équipes.

UNE JOURNÉE ÉPROUVANTE

" En combat individuel, nous avions deux minutes pour faire le plus de points possible. C’était extrêmement dur physiquement car les officiels laissaient aller les combattants après les points. D’habitude, le combat arrête quelques instants dans ces circonstances ", a-t-il fait remarquer.

Roger St-Arneault est donc rentré de Fort Erie passablement amoché. " Ça n’a pas de sens à quel point je suis magané !, a-t-il lancé en riant. J’ai un orteil de cassé et des bleus partout. J’ai aussi mangé quelques coups de poing sur la gueule. Les officiels nous laissaient nous frapper au visage… ", a-t-il fait savoir.

Sa seule défaite, St-Arneault l’a subi aux mains de son éternel adversaire, Billy Lebrun, de Timmins, après une minute de combat supplémentaire. " Pour aller chercher la troisième place, j’ai réussi à vaincre Dave Bockus, peut-être le meilleur combattant du tournoi ", a-t-il indiqué fièrement.

En combat par équipes, St-Arneault a enlevé toute chance de remporter le titre lorsqu’il a été disqualifié. " Cependant, je me suis racheté en gagnant un combat 9-1 pour aider mon équipe à prendre la 3e place ", a-t-il précisé.

AU CHAMPIONNAT DU MONDE

Par ailleurs, il est possible que Roger St-Arneault participe au championnat du monde, le mois prochain au Japon, mais ce n’était pas encore certain au moment d’écrire ces lignes (lundi soir).

" Le gros hic, c’est qu’habituellement, il faut s’inscrire six mois à l’avance. Moi, mon inscription a été enregistrée à seulement un mois d’avis. Je ne sais pas encore si je vais pouvoir y aller. C’est mon rêve d’y prendre part et… de le gagner !

" Si j’y vais, j’aurai besoin de commanditaires car il s’agira d’un voyage d’un mois ", a-t-il glissé.

MICHAUD EST PASSÉ PRÈS

D’autre part, François Michaud, un élève de l’école de Roger St-Arneault possédant un 2e dan, a pris le 4e échelon en kata.

Ex aquo avec le détenteur du 3e rang, Michaud et l’autre karatéka ont dû effectuer un kata supplémentaire. Trop nerveux, le Rouynorandien a massacré sa démonstration, ce qui lui a valu la 4e place.

" À son premier kata cependant, François méritait la première position selon moi ", a prétendu St-Arneault.

Parlant de Michaud, il prendra en septembre la route du Japon pour quelques mois afin de participer à des stages de perfectionnement.

Roger St-Arneault (à droite) a pris la mesure de Dave Bockus (à gauche) pour mérité la troisième place à l’occasion du All Black Belt Tournament, tenu à Fort Erie le 2 juillet dernier.

 

Le Rouanda Express, le dimanche 10 juillet 1994 (Michel Ducas)

Au " All Black Belt Tournament "

Encore une pluie de trophées pour Roger St-Arneault!

(MD.)- Le karatéka Roger St-Arneault à une fois de plus impressionnée le week-end dernier, à Fort Erie, tout près de la frontière canado-américaine, site du " All Black Belt Tournament ". Comme son nom l’indique, cette compétition était réservée exclusivement aux ceintures noires. C’est donc une compétition très relevée qui attendait Roger St-Arneault. St-Arneault est revenu à Rouyn-Noranda avec plusieurs ecchymoses, mais également avec plusieurs trophées : il a pris le troisième rang en combat individuel et en combat par équipes, et il a remporté l’épreuve de kata. Son protégé, François Michaud, était présent lui aussi, combattant dans la classe 2e dan et moins. Il a pris le troisième rang en kata.

Dur, dur, le karaté…

Évidemment, entre ceintures noires, on se respecte, mais ça ne veut pas dire qu’on va se faire des cadeaux. Aux dire mêmes de Roger St-Arneault, cette compétition a été l’une des plus dures à laquelle il lui a été donné de participer. " C’était l’hécatombe ", mentionne-t-il. " C’était un tournoi très physique, et on a vu plusieurs blessures. Moi-même, j’ai subi plusieurs blessures un peu partout sur le corps. Le pire là-dedans, c’est qu’il n’y a presque pas eu de disqualifications. "

Côté combats, ça été dur aussi. Pour prendre le troisième rang, Roger St-Arneault a dû disputer environ une vingtaine de combats. Il a finalement dû s’avouer vaincu devant Billy Lebrun en demi-finale, un combat qui aurait pu aller d’un côté comme de l’autre. Après les deux minutes réglementaires, le score était de 4-4. Les deux hommes ont donc dû disputer une minute supplémentaire de combat, et encore là, on n’a pu faire de maître. S’ensuivit alors une période de " mort subite ", où Lebrun a marqué le point de la victoire. St-Arneault a donc vendu chèrement sa peau. Et pour la troisième place, St-Arneault a livré un autre beau combat, face à son Allemand préféré, Dave Bockus. Le rouynorandien avait perdu il y a deux semaines contre ce même Bockus. Douce revanche pour Roger St-Arneault, qui l’a emporté 5-3.

En combat par équipes, St-Arneault faisait partie de la formation " The Mix Team ". Les organisateurs avaient appelé ainsi la formation composée de St-Arneault, d’un coéquipier de Toronto, un d’Ottawa et une femme des États-Unis. Lors de notre conversation téléphonique, Roger St-Arneault a confié qu’il se sentait responsable de la 3e place des siens. La formule de cette compétition veut que l’on compte tous les points accumulés au cours de tous les combats. Le règlement stipule aussi qu’un combattant qui est disqualifié perd tous ses points.. Et St-Arneault a joué de malchance. Il nous raconte lui-même sa déconvenue : "  J’ai joué de malchance, en atteignant accidentellement un adversaire au visage. Rien pour le blesser sérieusement, mais le règlement est clair. J’ai quelque sorte fait perdre mon équipe en finale. C’est décevant ", nous confiait-il. Faut dire, à la décharge de notre combattant, que son adversaire a mis un peu du sien…

François Michaud : si près…

Une autre déception, celle de François Michaud, en kata. Non pas qu’il ait mal fait, au contraire. Il a quand même pris le 3e rang. Mais on entraîneur croît qu’il aurait dû prendre le premier rang. " C’était un superbe kata, bien exécuté, au quart de tour. Malheureusement, les juges ne l’entendaient pas de cette façon ", de dire Roger St-Arneault. Déception double, puisqu’il avait terminé ex æquo au second rang. On a donc départagé les deux seconds grâce à un kata imposé, que Michaud a complètement bousillé. Comble de malheur pour Michaud au cours de ce week-end, il s’est cassé un orteil au cours d’un combat. Son mentor a cependant vanté le courage du jeune homme, qui a tenu à continuer malgré son handicap.

Bref, un week-end dur, dur pour des " durs de durs ".

 

 

Le Rouanda Express, le dimanche 2 juin 1994 (Michel Ducas)

Roger St-Arneault et ses élèves brillent à Welland

Les Élèves de l’école de karaté de Roger St-Arneault participaient, le week-end dernier, à une compétition nationale, qui se tenait à Welland en Ontario. Adeptes du karaté traditionnel, St-Arneault et son groupe ont encore une fois fait honneur à la région.

Chez les ceintures blanches et jaunes, il faut noter la belle performance de Suzanne Paquin, qui a terminé 2e en combat. Quant à Roger St-Arneault lui-même, il a remporté haut la main l’épreuve de kata, et il a dû s’incliner en finale contre Dave Bockus. Une finale qui a satisfait le principal intéressé, malgré la défaite. " Ça été une belle finale. Ce Bockus est l’un des meilleurs karatékas au monde, et j’ai réussi à lui tenir tête. Je peux donc me compter satisfait ", de dire Roger St-Arneault.

Prochaine étape pour nos valeureux karatékas : le 2 juillet prochain, un gros, gros championnat, qui se tiendra à Fort Erie, dans l’État de New York. Et, au dires de Roger St-Arneault, ça promet :  " Plus de 300 ceintures noires sont attendus à cette compétition. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la compétition sera relevée ", d’affirmer St-Arneault.

Comment évalue-t-il ses chances et celles de ses élèves ?  " On a des chances ", explique St-Arneault, " Parce qu’on a plus d’expérience de tournoi que bien des écoles. C’est aussi ce que les observateurs en pensent. J’ai donc confiance en nos moyens. "

 

 

La Frontière, le mercredi 5 juin 1994 (Dominic Chamberland)

Deux autres trophées pour St-Arneault

(DC.) – Le Rouynorandien Roger St-Arneault a ajouté deux trophées à son imposante collection il y a une dizaine de jours lors du tournoi international de karaté de Welland, en Ontario.

St-Arneault a d’abord remporté la victoire en kata pour ensuite terminer bon deuxième en combat.

Après avoir remporté quatre victoires, le karatéka de 32 ans s’est retrouvé en grande finale face à l’Ontarien d’origine allemande Dave Bockus. Ce dernier l’a finalement emporté 1-0 dans un affrontement des plus spectaculaire, à ce qu’on nous a raconté. C’était la première fois que ces deux messieurs en venaient aux prises en finale d’un tournoi.

" Il n’y a pas de honte à perdre contre un tel athlète, a dit St-Arneault. Bockus est plus grand et plus fort que moi physiquement et possède une plus longue portée. Par contre, je suis plus rapide que lui. Ç’a donné une très belle finale. C’était comme une partie de hockey en supplémentaire ", a-t-il raconté.

SUZANNE PAQUIN, UN BEAU PROSPECT

Suzanne Paquin, une élève de Roger St-Arneault, a également bien fait à Welland en atteignant la finale des combats chez les ceintures blanches et jaunes, où elle s’est toutefois inclinée.

" Suzanne ne pratique le karaté que depuis un mois mais sa performance n’est pas étonnante, a souligné son entraîneur. Elle est fonceuse, agressive, et possède un beau potentiel pour l’avenir ", d’ajouter St-Arneault.

Roger St-Arneault prendra part, le 2 juillet prochain à Fort Erie, au All Black Belt Tournament, un événement qui devrait réunir quelque 300 ceintures noires de partout en Amérique du Nord.

" Je devrai y aller tout seul, a-t-il précisé. Mes élèves ne sont pas aussi maniaques que moi des tournois. L’été s’en vient et ils préfèrent prendre un peu de repos. "

Le Rouynorandien a également signalé qu’il pourrait prêter ses services au club de Welland pour ce tournoi.

 

 

Le Rouanda Express, le dimanche 29 mai 1994 (Michel Ducas)

KARATÉ

La grippe terrasse Roger St-Arneault

Depuis le début de l’année, le karatéka rouynorandien Roger St-Arneault s’est avéré un adversaire coriace pour ses opposants. D’ailleurs, le week-end dernier à Hearst, en Ontario, St-Arneault a été terrassé par un adversaire contre qui il ne pouvait rien : la grippe. Dans la catégorie 3e dan et plus, il a terminé 2e en katas, imposé et ouvert, et 3e en combat. Mais, très dur envers lui-même, Roger St-Arneault ne veut pas se servir de la grippe comme excuse pour expliquer ce qu’il considère comme une contre-performance.

Très fier de ses élèves

Roger St-Arneault avait quand même de quoi se réjouir, puisque plusieurs de ses élèves ont connu un excellent week-end. Chez les ceintures blanches, Sonia Lafond a remporté l’or au combat, et a terminé 3e en kata. Elle a été devancé par une de ses coéquipières, Suzanne Paquin, qui a remporté le kata. Chez les juniors, ceinture bleue, Sylvain Bellemarre a remporté et le kata, et le combat.

Chez les ceintures noires, 1e et 2e dan, Alexandre Lemieux a impressionné, terminant second en combat. Roger St-Arneault ne tarit d’ailleurs pas d’éloges envers son jeune protégé. " Il a vraiment montré ce qu’il valait ce week-end. Il a fallu une douzaine de combats avant qu’il soit éliminé. "

François Michaud, de son côté, a terminé premier en kata ouvert.

Des blessures aux deux pieds !

La présence de Roger St-Arneault aux Championnats nationaux, à Welland en Ontario, le 4 juin prochain, est en péril. St-Arneault a été blessé aux deux pieds lors du week-end, si bien qu’il a eu du mal à donner ses cours la semaine dernière. " En fait, je me prépare plus pour LA grosse compétition, le 2 juillet prochain, à Fort Erie (dans l’État de New York). Ce sera très relevé ", affirme sans ambage Roger St-Arneault.

 

 

Le Citoyen, le dimanche 1 juin 1994 (Dominic Chamberland)

Championnat national de karaté

L’école de St-Arneault enlève dix trophées

Les sept représentants de l’école de Roger St-Arneault de Rouyn-Noranda ont fait les choses en grand il y a une dizaine de jours à Hearst en remportant pas moins de dix trophées dont cinq de première place à l’occasion du championnat national de karaté version Wado-Kai.

(DC.) – " Nous avons performé, ça n’a pas d’allure ! ", a lancé St-Arneault.

Chez les ceintures bleues et brunes, Sylvain Bellemare, 15 ans, a raflé deux titres, soit en combat et kata. Chez les ceintures blanches, Sonia Lafond a enlevé le titre en combat et terminé troisième en kata, tandis que Suzanne Paquin coiffait le classement en kata.

Dans la catégorie ceintures noires 1er et 2e dan, Alexandre Lemieux a remporté une douzaine de victoires avant de s’incliner dans la finale en combat. Il s’est donc classé second. " Alex s’est super bien battu. C’est une vraie petite merveille ", exaltait Roger St-Arneault à l’autre bout du fil.

Détenteur d’un 2e dan, François Michaud a été couronné champion du kata toute catégories.

Enfin, Roger St-Arneault a remporté trois trophées chez les 3e dan et plus. Il a terminé deuxième en kata imposé et en kata ouvert, de même que troisième en combat. Après avoir signé quatre gains, le nouveau maître nord-américain a baissé pavillon devant son adversaire de toujours, Billy Lebrun, de Timmins.

" Je suis un peu déçu de moi. J’aurais voulu me classer mieux que cela. Je n’étais en pleine forme, a raconté St-Arneault. Par contre, notre école a connu tout un tournoi. Dix trophées pour sept personnes, c’est excellent ", a-t-il souligné.

St-Arneault et ses élèves devraient prendre part, le 4 juin prochain, au tournoi de Welland.

Roger St-Arneault(à l’avant-plan) et ses protégés ont obtenu passablement de succès au championnat national de karaté.

 

 

Gala des ARTS MARTIAUX ET DE BOXE

Le Rouanda Express, le dimanche 22 mai 1994 (Michel Ducas)

GALA DES ARTS MARTIAUX

Un spectacle haut en couleurs

(MD.) – Ils étaient près plus d’un millier à se masser dans les gradins de l’Aréna Jacques-Laperrière, dimanche dernier, pour assister à la première édition du Gala des Arts Martiaux et de Boxe. En tout, une demi-douzaine d’écoles d’arts martiaux, en plus du Club de Boxe de Rouyn-Noranda, ont présenté leur technique de combat respective, dans un spectacle qui alliait grâce, souplesse et puissance.

De la casse !

L’École de karaté Roger St-Arneault a pris le plancher… et les planches ! Après des numéros de katas d’une intensité rare, notamment par Roger St-Arneault lui-même, les élèves ont offert une démonstration d’auto-défense et de karaté, faisant étalage d’un karaté dans la plus pure tradition. Puis, ne demeurant pas en reste, St-Arneault et François Michaud ont monté un petit bijou de comédie de karaté, qui se termine par l’intervention d’un policier de la Sûreté du Québec, qui menotte nos deux lascars ! Un numéro spectaculaire, qui a su dérider le public.

Mais le plus spectaculaire était à venir de la part des élèves de Roger St-Arneault. Ils ont offert un autre excellent numéro de casse brisant des planches de bois les uns à la suite des autres. Puis le clou du spectacle : devant nos yeux éblouis, Roger St-Arneault a cassé une brique ! En passant, il fait dire qu’il n’était pas disponible pour travailler l’été comme briqueteur…

 

 

Le Rouanda Express, le dimanche 22 mai 1994 (Michel Ducas)

KARATÉ

De la brique au lieu de la glace…

(MD.) – Dans des spectacles à grand déploiement comme celui de dimanche soir dernier, il y a toujours des impondérables : difficultés techniques, matériel défectueux, etc… Le numéro de casse que devait effectuer Roger St-Arneault a connu ce genre de problème. En effet, St-Arneault devait à l’origine casser de la glace, mais les congélateurs ont refusé de coopérer, si bien que l’eau n’a pas gelé. Mais, comme on dit dans le métier : " The show must go on ! " Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Roger St-Arneault a donc cassé de la brique devant les spectateurs. Il y a d’ailleurs dû s’y reprendre à 3 fois avant de voir la brique rouge céder sous ses coups.

Mais après tout, qu’est-ce qui rend la brique plus difficile à casser ? " En fait, la brique n’est pas vraiment plus difficile à casser que la glace ", précise le principal intéressé. " En fait, c’est une dynamique bien différente. Avec la glace, il faut travailler en puissance, alors que la brique demande un coup moins puissant, mais plus sec. De plus j’étais psychologiquement préparé à la glace et non à la brique. Et comme une casse comme celle-là, c’est particulièrement mental… "

En fait, on en a vu les résultats, puisque Roger s’est esquinté le tranchant de la main, ce qui risquait de compromettre sa présence à Hearst, pour la prochaine compétition. Mais St-Arneault en a vu d’autres, et il se disait d’attaque pour la compétition de ce week-end.

Au Japon ?

Ceinture noire 5e dan, Champion de la Master Cup, Roger St-Arneault voit poindre à l’horizon la possibilité de se rendre au Japon à la fin de l’été, pour participer aux Championnat du monde.

" Ce n’est pas encore officiel, mais ce serait une expérience extraordinaire ", affirme-t-il, enthousiaste. " La crème du karaté se retrouve dans ces compétitions. J’ai combattu en Europe contre les meilleurs karatékas au monde, et je pense m’en être tiré honorablement. "

 

 

Le Citoyen, le dimanche 18 mai 1994 (Dominic Chamberland)

3 000$ pour le Sourire de Martin

Le gala des arts martiaux et de boxe, présenté devant quelque 1 v000 spectateurs dimanche soir à l’aréna Jacques-Laperrière, a permis à la Fondation du Sourire de Martin d’amasser 3 000$, ce qui est de deux fois moins que l’objectif visé. " Nous sommes quand même fiers car il y avait beaucoup d’activités en fin de semaine ", a mentionné la présidente de la Fondation, Paulette Cormier. La Fondation du Sourire de Martin a pour but de venir en aide aux personnes atteintes du cancer. Sur la photo, on aperçoit Roger St-Arneault se préparant à fracasser une brique. Six écoles d’arts martiaux du secteur de Rouyn-Noranda en plus du club de boxe local ont défilé tour à tour devant la foule afin de donner une démonstration. L’expérience sera répétée l’an prochain.

 

 

Le Journal de Montréal, le vendredi 20 mai 1994 (André Rousseau)

ROGER ST-ARNEAULT, de Rouyn-Noranda, a mis la main sur la Coupe des Maîtres de KARATÉ à Hamilton.

 

ROUANDA EXPRESS (Page titre)

Roger St-Arneault remporte une importante épreuve en karaté (Détail page 30)

Le Rouanda Express, le dimanche 15 mai 1994 (Michel Ducas)

KARATÉ

La Coupe Stanley du Karaté à Roger St-Arneault !

(MD.) – Le karatéka Roger St-Arneault a connu toute une fin de semaine le week-end dernier à Hamilton, en Ontario, alors qu’il a remporté le Master Cup, une compétition où se mesuraient la plupart des Grands Maîtres de l’Amérique du Nord. Comme l’indique son nom, le Master Cup vise à départager les meilleurs maîtres de dojo. Donc, vous avez beau pouvoir combattre 38 sbires armés d’un katana, pouvoir raser toutes les forêts de l’Abitibi-Témiscamingue à coups d’atémis, cela ne fait pas nécessairement de vous un bon maître. L’important pour un bon maître, c’est d’abord et avant tout de savoir enseigner, et d’avoir une technique rodée au quart de poil. " Mon élève pour l’occasion m’a beaucoup aidé ", indique le principal intéressé. " François Michaud m’a bien appuyé dans les épreuves techniques, ce qui m’a donné un avantage certain. "

La Coupe Stanley

Les compétitions auxquelles participent Roger St-Arneault et ses élèves sont, la plupart du temps, très relevées. " Il y a des compétiteurs de partout en Amérique du Nord. Il ne s’agit aucunement de compétitions locales qualifiées d’internationales sous prétexte qu’un ou deux Américains se présentent ", affirme Roger St-Arneault. " Pour moi, remporter la Master Cup, c’est un peu comme ma Coupe Stanley ", de dire notre Grand Maître, qui n’y va pas de main morte avec les comparaisons.

Et comme si ce n’était pas assez, St-Arneault, ceinture noire 5e dan, a survolé les autres compétitions dans lesquelles il a participé. Il a terminé premier en kata imposé, premier en kata ouvert, et il a remporté la finale en combat… pour terminer deuxième ! " Il y a eu une certaine confusion lors de la finale ", nous dit Roger St-Arneault. " J’avais marqué deux points, et à un moment donné dans le combat, j’ai oublié ces deux points. Si bien que quand l’arbitre m’a demandé le score, je lui ai répondu que c’était 0-0. J’ai ensuite marqué deux autres points, avant que mon adversaire n’en marque trois. Officiellement j’ai donc perdu 3-2. C’est en revoyant la bande vidéo du combat que mon adversaire et moi avons réalisé que j’avais gagné. Le résultat est donc toujours en suspens. "

Des surprises

St-Arneault n’était pas tout seul là-bas. Plusieurs de ses élèves l’accompagnaient, et parmi ceux-ci, on a eu droit à d’agréables surprises. Chez les ceintures blanches, Sonia Lafond a causé la première surprise en s’imposant lors du kata. Quant à Yoann Leroux, il a pris la 3e place, tant au kata qu’en combat. Il s’agit d’un là aussi d’une agréable surprise. Chez les ceintures noires, 1e dan, Alexandre Lemieux a pris la 4e place en kata imposé. Une légère déception : il a perdu la 3e place par 1/10 de point. Pendant ce temps, chez les ceintures noires, 2e dan, François Michaud a mérité la 3e place en kata imposé et la 5e place en kata ouvert.

L’entraîneur Roger St-Arneault a louangé l’esprit d’équipe qui régnait au sein de ses troupes. " C’était incroyable, inespéré, comme esprit d’équipe. Toute l’équipe se tenait. Lorsque l’un d’entre nous était en piste, les autres criaient, l’encourageaient de toutes leurs forces. C’était toute une fin de semaine ! " On n’aura pas de difficultés à le croire, avec l’immense trophée qu’il ramène à la maison pour un an.

Le Gala de Boxe et des Arts Martiaux

Roger St-Arneault a profité de l’entrevue qu’il nous a accordée pour inviter les gens à se déplacer en grand nombre pour le Gala des arts Martiaux et de Boxe, organisé par une demi-douzaine d’écoles d’Arts Martiaux, en collaboration avec le club de Boxe de Rouyn-Noranda. Le gala aura lieu le 15 mai. " Officiellement, les ventes vont bien, nous avons 1100 billets de vendus. Mais nous aimerions en avoir le double ", affirme-t-il. L’objectif fixé est d’amasser 10 000$ pour la fondation Le Sourire de Martin, qui s’occupe des cancéreux. Pour l’occasion, il y aura des numéros de casse, des combats, ainsi que des chorégraphie de combat, ou de katas. Ça promet !

 

 

La Frontière, le mercredi 11 mai 1994 (Dominic Chamberland)

Roger St-Arneault gagne la Coupe Stanley du Karaté !

Le Rouynorandien Roger St-Arneault a connu une journée de rêve à l’occasion du championnat nord-américain de la Fédération japonaise de karaté, samedi à Hamilton, alors qu’il a mis la main sur la 1re Coupe des Maîtres, également baptisée Coupe Shintani.

(DC.) – Ce trophée, que seuls les détenteurs d’une ceinture noire 4e an ou plus peuvent convoiter, est remis au karatéka qui répond le mieux à l’ensemble des critères suivants : techniques de défense et d’attaque, enseignement, puissance et vitesse d’exécution.

Il faut préciser qu la Coupe des Maîtres n’a rien à voir avec les performances des athlètes en combat ou en kata. Il s’agissait d’une compétition à part.

St-Arneault, qui possède un 5e dan, a été le choix du jury parmi une dizaine de candidats. Au classement final, il l’a emporté par un minuscule dixième de point sur Ron Mattie, de Welland.

" Je souhaitais gagner cette coupe. C’était un de mes objectifs, a-t-il fait savoir lorsque nous l’avons rencontré dimanche après-midi à nos bureaux. Ce trophée constitue la Coupe Stanley du karaté. Tout le monde la voulait et c’est moi qui l’a gagnée. Je n’en reviens pas encore. Nous sommes arrivés à quatre heures du matin et je n’ai pas encore dormi tellement je suis sur l’adrénaline !, a lancé Roger St-Arneault en riant.

" Lorsqu’on a annoncé que c’est moi qui gagnait, a-t-il continué, j’avais tellement envie de brailler tellement j’étais content. C’est quelque chose de recevoir les félicitations de toutes ces ceintures noires. J’en ai donné des poignées de main. En tout cas, il s’agit d’une belle consécration. Je suis un maniaque du karaté; je ne vis que pour ce sport ", de raconter l’athlète de 32 ans.

CHAMPION EN KATA, FINALISTE EN COMBAT

Dans les compétitions régulière, auxquelles prenaient part quelques 800 athlètes de plusieurs catégories, St-Arneault n’a pas été en reste non plus alors qu’il a été couronné champion des épreuves de kata imposé et de kata ouvert chez les 4e dan et plus.

En combat, il a terminé bon deuxième après avoir subi une défaite serrée de 3-2 face à… Ron Mattie en grande finale. " Ce fut tout un combat. Tout le monde est venu nous féliciter à la fin. Et Ron Mattie, c’est un des plus grands karatékas que j’ai vu. Quelle belle machine. Il est vite comme l’éclair ", a-t-il louangé.

En demi-finale, le Rouyn-Norandien a disposé de Billy Lebrun, de Timmins, tandis qu’à son premier affrontement (quart de finale), il s’imposait devant un rival dont l’identité et la provenance lui sont inconnues.

Quant au titre nord-américain qu’il détenait depuis deux ans, Roger St-Arneault l’a perdu aux mains d’un athlète qui a signé trois premières places chez les ceintures noires 3e dan.

LAFOND ET LEROUX ÉTONNENT

Par ailleurs, les ceintures blanches Sonia Lafond et Yoann Leroux ont épaté leur entraîneur (St-Arneault) en obtenant des résultas quasi inespérés à Hamilton.

Mlle Lafond a signé rien de moins que la victoire en kata pendant que Leroux se classait troisième et en combat et en kata. " Il s’agit là de très belles et très grosses surprises ", a commenté Roger St-Arneault.

Chez les ceintures noires 2e dan, François Michaud a pris le 3e rang en kata imposé et le 5e en kata ouvert. " En septembre prochain, François a de bonnes chances d’obtenir son 3e dan, a indiqué son entraîneur. Il m’a d’ailleurs beaucoup aidé dans ma préparation pour la coupe. "

Chez les ceintures noires 1e dan, Alexandre Lemieux a terminé 4e rang en kata imposé, ratant le podium des médailles par un seul dixième de point. En combat, Lemieux a remporté deux victoires avant d’être sorti au troisième tour.

" François qui a 22 ans, et Alexandre qui n’en a que 17, sont vraiment deux beaux prospects, n’a pas hésité à dire Roger St-Arneault. Ils ont beaucoup de talent.

" Il y a une chose que j’ai particulièrement aimée de mes élèves en fin de semaine : on s’encourageait tellement les uns les autres qu’on aurait juré que le karaté est un sport d’équipe. D’ailleurs, je suis fier de tous mes élèves ", de mentionner l’entraîneur.

Pour conclure, St-Arneault espère que les gens vont acheter des billets en grand nombre pour assister au gala d’arts martiaux et de boxe, dimanche soir prochain à l’aréna Jacques-Laperrière. À cette occasion, notre homme tentera de casser cinq blocs de glace à l’aide d’un coup de karaté.

Rappelons que les profits de cette soirée iront à la Fondation du Sourire de Martin, une association dont le but est d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cancer.

C’est couvert de trophées que le Rouynorandien Roger St-Arneault est revenu de Hamilton, où était disputé samedi dernier le championnat nord-américain de karaté de la Fédération japonaise.

 

 

Le Citoyen, le dimanche 8 mai 1994 (Dominic Chamberland)

Karaté

Roger St-Arneault à la défense de son titre nord-américain

Le Rouynorandien Roger St-Arneault tentera de conquérir pour une troisième année d’affilée le titre nord-américain de la Fédération japonaise de karaté, ce week-end à Hamilton.

L’an dernier en finale des ceintures noires 4e dan et plus, l’athlète de 32 ans avait pris la mesure du redoutable Billy Lebrun, de Timmins. " Des gars comme Dave Bockus, un Allemand qui demeure maintenant en Ontario, Ron Mattie, de Welland, et Dan MacKoy, des États-Unis, sont également dangereux ", a indiqué St-Arneault.

Deux autres karatékas de Rouyn-Noranda ont d’excellentes chances d’enlever une médaille à Hamilton. Il s’agit de François Michaud chez les 2e dan et d’Alexandre Lemieux chez les 1er dan.

St-Arneault, qui s’est dissocié de l’école de Libero Caprio pour fonder sa propre école il y a quelques mois, s’emballe lorsqu’il parle de Lemieux. " C’est un beau prospect. Il n’a que 17 ans et l’an dernier à Hearst, à son tout premier championnat national, Alexandre a remporté le titre. Je n’avais jamais vu ça avant ! ", s’est-il exclamé.

Les ceintures blanches Sonia Lafond et Yoann Leroux sont deux autres Rouynorandiens qui prendront part au championnat nord-américain.

UNE PÉRIODE OCCUPÉE

Cette compétition est d’ailleurs le début d’une période fort mouvementée pour Roger St-Arneault et ses élèves.

Dimanche prochain (le 15 mai), ils prendront part au gala d’arts martiaux pour la Fondation du Sourire de Martin, sept jours plus tard, ils seront à Hearst pour le championnat canadien, où St-Arneault s’était incliné en finale devant Billy Lebrun en 1993.

Le 5 juin, les Rouynorandiens se rendront à Welland afin de participer aux championnats internationaux toutes catégories, alors que le 2 juillet, ils se retrouveront à Fort Erie pour le " All Black Belt Tournament ", une compétition internationale s’adressant exclusivement aux ceintures noires.

Roger St-Arneault (à gauche) pourrait mettre la main sur un troisième titre nord-américain d’affilée, ce week-end à Hamilton.